RDC-ONU : Kinshasa réaffirme son engagement à transformer durablement les conditions de vie de sa population
RDC-ONU : Kinshasa réaffime son engagement à transformer durablement les conditions de vie de sa population



À la 59è Session de la Commission de la population et du développement de l’ONU qui se tient à New-York, le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo qui représentait la Rdc, a réaffirmé le 13 avril, lors du débat général, l’engagement de la RDC à transformer durablement les conditions de vie de sa population, en plaçant la jeunesse, l’accès aux services sociaux de base au cœur de son action.
Fort des avancées enregistrées avec plus de “24 millions d’enfants scolarisés à ce jour grâce à la gratuité de l’enseignement, le déploiement progressif de la Couverture santé universelle, la mise en place d’un Registre social unique, le recours aux technologies numériques et l’organisation du prochain Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH2), la Rdc dit disposer d’autant de leviers structurants pour bâtir des politiques publiques plus justes, plus efficaces et orientées vers les résultats”, a déclaré à cette occasion, le ministre d’État Guylain Nyembo.
Prenant part à une réunion parallèle qui réunissait les décideurs africains et des partenaires internationaux autour d’un impératif de mettre fin aux décès maternels évitables en Afrique, le ministre d’État au Plan a réaffirmé, la place stratégique de la planification dans la transformation des systèmes de santé et la sauvegarde des vies au Congo
À ce sujet et face à une réalité encore préoccupante, 70% du fardeau mondial de la mortalité maternelle porté par l’Afrique, malgré des avancées significatives, la Rdc a défendu une approche structurée, résolument tournée vers l’action et fondée sur quatre principaux axes : “le renforcement du financement domestique à travers la Couverture santé universelle et des mécanismes innovants de mobilisation des ressources ; l’accélération des investissements dans les infrastructures de proximité via le PDL-145T pour rapprocher les soins des populations ; la digitalisation des systèmes de santé garantissant un suivi à temps réel et une meilleure disponibilité des intrants essentiels ; ainsi qu’un leadership politique assumé, plaçant la santé maternelle au cœur des priorités nationales.
Guylain Nyembo a appelé, à cet effet, à un changement de paradigme qui consiste à “passer de la dépendance à l’aide, à une véritable souveraineté sanitaire africaine, fondée sur des investissements durables, une coordination renforcée et des solutions locales à fort impact”.
“Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant la vie”, a-t-il martelé, réaffirmant ainsi, l’engagement clair et la détermination de la Rdc à transformer les progrès en résultats concrets et durables, au bénéfice des populations.
Quand l'UNFPA rappelle à la Rdc son pouvoir de décider et celui des Nations-Unies d'accompagner
Cela se passe toujours à New-York à l’occasion de la 59ème session de la Commission de la population et du développement. Diene Keita, Directrice exécutive du Fonds des Nations-unies pour la population et Secrétaire générale adjointe des Nations-unies, qui s’entretenait avec le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, a rappelé ce principe fondamental, sur les enjeux de population et de développement qui relèvent avant tout, de la responsabilité des États membres.
Pour ce haut fonctionnaire de l’Onu, “les Nations-unies accompagnent, mais ce sont les États qui décident et portent les résultats”, a-t-elle souligné, tout en insistant sur le rôle d’appui technique que joue le système des Nations-unies, là où les décisions et leur mise en œuvre demeurent du ressort des gouvernements.
C’est dans cette perspective que madame Diene Keita, a encouragé les délégations africaines, dont celle de la Rdc, à participer activement aux négociations internationales, afin de défendre leurs priorités nationales et d’aboutir à des résultats concrets.
Des échanges qui ont permis de dégager trois leviers stratégiques de transformation. Il s’agit, d’une part, de la géo-gouvernance, visant à adapter l’allocation des ressources aux réalités spécifiques des territoires, notamment dans les zones fragiles ou affectées par les conflits.
Et d’autre part, le mapping des zones frontalières, appelé à transformer ces espaces en véritables pôles de développement économique. Enfin, l’innovation, à travers la digitalisation et l’exploitation des données, apparaît comme un accélérateur clé de la transformation du capital humain.
Cette dynamique s’inscrit dans la préparation du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), dont l’UNFPA porte la responsabilité dans la gestion fiduciaire des fonds promis, lors de la Table-ronde des bailleurs sur le RGPH-2.

