Cour des comptes : Pistis Bonongo Tokole et Jean-Claude Mukendi Mbiyamwenza condamnés pour faute de gestion, tandis que Jolie Yombo Mukendi acquittée 

Cour des comptes : Pistis Bonongo Tokole et Jean-Claude Mukendi Mbiyamwenza condamnés pour faute de gestion, tandis que Jolie Yombo Mukendi acquittée

L’ex-Directeur général de la Société minière de Kilo-Moto (Sokimo), Bonongo Tokole Pistis, a été déclaré coupable, mercredi 18 mars, par la Chambre de discipline budgétaire et financière de la Cour des Comptes, pour faute de gestion, lié au défaut de transmission des comptes annuels dans le délai légal à la Cour des Comptes. Par ce fait, il a été condamné au paiement d’une amende de 84.000 dollars,  payables en fc ainsi que les frais de l’instance. 

Autre mandataire de l’Etat condamné, c’est Jean-Claude Mukendi Mbiyamweza, le Directeur général des Lignes Maritimes Congolaises, (LMC) au moment des faits, lui aussi a été déclaré coupable des fautes de gestion, lié au défaut de transmission des comptes annuels des LMC pour l’exercice 2022. Par conséquent, il a été condamné au paiement d’une amende de 210.000 dollars, payable en fc ainsi que la moitié des frais de l’instance.

Jolie Yombo Mukendi acquittée

Par contre, les poursuites engagées par le procureur général contre la mise en cause, Jolie Yombo Mukendi, le Directeur général de l’Office National du Tourisme (ONT) au moment des faits, pour les mêmes faits, ont été déclarés irrécevables. par conséquent, elle a été renvoyée libre de tout faits de poursuites engagés à son encontre. A cet effet, les frais d’instance sont laissés en charge du Trésor public.

Une leçon de bonne gouvernance de la res publica

Pour non-transmission dans le délai légal des états financiers de leurs entreprises pour l’exercice 2022-2023, conformément à la loi organique régissant la Cour des comptes, ces mandataires ont été condamnés en direct à la télévision nationale congolaise qui faisait sa retransmission en direct et suivie par des millions des téléspectateurs.

 

Mercredi 25 février, dans une audience publique retransmise toujours en direct, ces chefs d’entreprises avaient été entendus par la Chambre de discipline budgétaire et financière de la Cour des comptes que préside, Gilbert Tonduango, le président de céans, sous l’œil et l’oreille attentifs du Premier président de cette Cour, Jimmy Munganga Ngwaka.

 

“Ils sont tombés sous le coup de l’article 30 de la loi organique de la Cour des comptes qui oblige les comptables publics et les gestionnaires d’entreprises publiques de l’État, de transmettre à la Cour de compte leurs états financiers dans les délais légaux”, avait signifié Gilbert Tonduango, le président de la Chambre de disciplines budgétaires et financières de la Cour de compte.

 

En suivant le déroulement de l’instruction et de l’audition des témoins, le public s’était  bien rendu compte que la plupart de ces mandataires ignoraient les textes légaux régissant leurs entreprises. Ce qui semble être à la base de faute de gestion constatée dans leur chef.

 

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Interrogé sur sa connaissance des obligations légales envers la Cour de comptes, l’ancien Directeur général de la Sokimo, Pistis Bonongo, avait reconnu qu’il ignorait cette exigence au moment des faits, soutenant qu’aucune mention relative à la transmission des situations financières n’apparaissait dans les documents de remise et reprise. Et pour justifier les retards dans la transmission des états financiers, il évoquait la situation sécuritaire en Ituri, province placée sous état de siège, ainsi que les difficultés logistiques liés au programme de vol entre Kinshasa et l’Ituri.

 

Aucun de ces mandataires n’étaient présents dans la salle d’audience lors des arrêts de mercredi. C’est en direct de la télévision qu’ils ont, certes, suivi pour les uns leur condamnation et pour l’autre, son acquittement. Une bonne leçon de gouvernance de la chose publique qui devra être  dissuasive dans les jours à venir, si certains articles de la loi organique de la Cour des Comptes venaient d’être revisités un jour au Parlement. Une attente qui se fait longue.

 

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Icm

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