Audiences de la Cour de Compte: À la barre, les dirigeants des Lignes Maritimes Congolaises, ceux de l’Office National du Tourisme et de la Sokimo, poursuivis pour faute de gestion

Audiences de la Cour de Compte: À la barre, les dirigeants des Lignes Maritimes Congolaises, ceux de l'Office National du Tourisme et de la Sokimo, poursuivis pour faute de gestion

Pour non-transmission dans le délai légal des états financiers de leurs entreprises pour l’exercice 2022-2023, conformément à la loi organique régissant la Cour des comptes, le Directeur Général des Lignes maritimes congolaises, celui de la Société minière de Kilo-Moto et de l’Office national du tourisme, sont poursuivis par la Cour de compte.

 

Mercredi 25 février, dans une audience publique retransmise en direct sur la radiotélévision nationale congolaise, ces chefs d’entreprises ont été entendus par la Chambre de discipline budgétaire et financière de la Cour des comptes que préside, Gilbert Tonduango, le président de céans, sous l’œil et l’oreille attentifs du Premier président de cette Cour, Jimmy Munganga Ngwaka.

 

“Ils sont tombés sous le coup de l’article 30 de la loi organique de la Cour des comptes qui oblige les comptables publics et les gestionnaires d’entreprises publiques de l’État, de transmettre à la Cour de compte leurs états financiers dans les délais légaux”, a signifié Gilbert Tonduango, le président de la Chambre de disciplines budgétaires et financières de la Cour de compte.

 

https://intercongomedia.net/cour-des-comptes-trente-six-millions-des-fc-damendes-infligees-au-dg-itela-yilondo-de-la-mettelsat-par-le-ministere-public-pour-faute-de-gestion/

En suivant le déroulement de l’instruction et de l’audition des témoins, le public s’est bien rendu compte que la plupart de ces mandataires ignorent les textes légaux régissant leurs entreprises. Ce qui semble être à la base de faute de gestion constatée dans leur chef.

 

Interrogé sur sa connaissance des obligations légales envers la Cour de comptes, l’ancien Directeur général de la Sokimo, Pistis Bononga, a reconnu qu’il ignorait cette exigence au moment des faits. Il a soutenu qu’aucune mention relative à la transmission des situations financières n’apparaissait dans les documents de remise et reprise.

 

Et pour justifier les retards dans la transmission des états financiers, il a évoqué la situation sécuritaire en Ituri, province placée sous état de siège, ainsi que les difficultés logistiques liés au programme de vol entre Kinshasa et l’Ituri.

 

À la demande du ministère public, la prochaine audience a été fixée au 4 mars prochain pour complément d’informations. Que risquent-ils ces dirigeants, réponse à lire sur les liens ci-dessous:

 

https://intercongomedia.net/cour-des-comptes-joseph-itela-yilondo-condamne-devant-les-cameras-de-la-nation-pour-faute-de-gestion/

Icm

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